carnet de route 344 REPRINT


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GIORNALE DI BORDO
DEL
CAPITANO NEL
PORTO.(344)
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CARNET DE ROUTE
DU DESSINATEUR ASSIS.(344)
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(E' difficilissimo, quasi impossibile,
che io ospiti un intervento altrui nelle
MIE pagine -le furiose lezioni del passato
mi son state maestre. Ma ho letto
questa concisa ed efficace messa a punto
dello scrittore Thierry Iochem sul
quotidiano Paris METRO e gli ho chiesto di
poterla pubblicare):
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Satanistes, gothiques :
attention à l'amalgame !
Ces temps-ci, presque pas un jour ne se
passe sans que le mouvement « gothic » ne
soit montré du doigt par les gardiens des
institutions. Les politiques, tout d'abord,
avec la publication du rapport de la
Mission interministérielle de vigilance et
de lutte contre les dérives sectaires
(Milivitudes) qui estime que le gothisme
est « une passerelle vers le satanisme ».
Les dignitaires religieux ensuite, avec
des déclarations comme celles du nouvel
archevêque de Paris, Monseigneur André
Vingt Trois, qui explique la montée de
l'antisémitisme par « la fascination des
jeunes pour des mouvements sataniques et
gothiques, qui se traduisent par des
profanations de cimetières (…) ».
***
Pour avoir côtoyé de près la mouvance
gothique, en France mais aussi aux confins
de l'Europe, je puis affirmer qu'il n'y a
pas de profanateurs de tombes ni
d'organisateurs de messes noires chez celles
et ceux qui se réclament de cette communauté.
Que des satanistes tentent d'infiltrer le
milieu « goth » est un fait indéniable, mais
qui reste très marginal. Comme tout mouvement
spontané, les goths ne sont pas à l'abri d'une
tentative de récupération par les satanistes,
les fétichistes et les sado-masochistes (pour
le côté sombre), les celtiques et les
médiévistes (pour le folklore), mais aussi par
la mode et les médias, à tel point que
Marylin Manson est en passe de détrôner
Marylin Monroe au Panthéon des célébrités.
***
Quoiqu'il en soit, la réalité de la
communauté goth est multiple, et c'est
mieux comme ça ! J'ai rencontré dans
cette mouvance des gens de tous bords,
de tous âges, ouverts d'esprit, paisibles,
mélomanes, loin des clichés de violence
et de racisme qu’on leur prête trop
volontiers. Les gothics représentent une
véritable culture underground, comme jadis
les hippies ou les punks. Ils constituent
une alternative pour des jeunes qui en
ont marre de la société de consommation
dans laquelle ils sont nés et des bobos
soixante-huitards donneurs de leçons.
Leur seul pêché mignon semble être la
provocation. A l'époque où la pensée unique
prédomine comme jamais, je trouve cela
plutôt salvateur ! Que les curés et les
ministres trouvent bon de prévenir les
jeunes de l'emprise des sectes
lucifériennes est louable, mais qu'ils
assimilent gothiques et satanistes est
un amalgame qu'il convient de dénoncer.
Tout comme les drogues douces ne mènent
pas aux drogues dures, le gothique ne
mène pas au satanisme. Allez donc
expliquer ceci à ceux pour qui cannabis
et cocaïne ne font qu'un ! Amen...
***
par Thierry Iochem, journaliste-écrivain,
auteur du "Pénitent du Diable" (éditions Nuit d'Avril,
>http://www.nuitdavril.com)
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QUI SOTTO:
Drago... 2001: stessa fornata delle
bottiglie... vedi giorni scorsi.
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